accrochage à la Fenêtre sur cours, ESAAix, vernissage 10.04.2014 à 18h. Sans Titre, huile sur toile, 146x97cm, 2014

coming soon Chambres, #04 La Collection, éditions Villa Saint Clair, 32 pages, 2014, ISBN 979-10-93563-03-9 (see more)

No Heartbreaking Stories, 2014, serie de photographie, projection see more
Si l’errance faisait des gestes elle se raconterait peut être en fragments. Qu’on lui dérobe dans sa liberté des instants pour la faire exister ou bien qu’on la fige dans le présent. (texte de Victor Hurtel 2014)

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Si l’errance faisait des gestes elle se raconterait peut être en fragments. Qu’on lui dérobe dans sa liberté des instants pour la faire exister ou bien qu’on la fige dans le présent. (texte de Victor Hurtel 2014)

Screenwatchers, 2014, (©architecture Vittorio Gregotti)

Walkscape Part I, 2014, proposition video 2’ (extract)

A Sophisticated Nature, by Victor Hurtel (photo essipowitsch)

Chambres, série d’images, 2014 (click here to see more)
On ouvre les tiroirs, il n’est pas forcé de faire le tri mais seulement de laisser s’échapper la force d’un récit qui s’inscrit par le regard. Il n’y a pas de petites histoires lorsqu’on essaye de regarder la grande dans le miroir. Les choix sont mirageux. Les prises ne se figent pas, elles se découvrent au défaut d’un tracé fixe. (texte Victor Hurtel 2014)






 
Lors de sa présentation en février 2014 à l’école d’art d’Aix, Florence Paradeis a dit qu’elle ne travaille pas en série. C’est à ce moment là que j’ai décidé de questionner à nouveau la notion de « série » par rapport à mon propre travail. En effet, j’avais alors l’habitude de classer mes images par grands ensembles que j’appelais des séries. 
Lorsque j’ai interviewé l’artiste Alexander Schellow, il m’a présenté ses série de petits dessins sur papier calque, séries qui comportaient potentiellement un nombre de pieces illimité. Peut-être y a- t-il d’ailleurs, me demandais-je, quelque chose de contradictoire dans des séries sans fins, illimitées. 
Ainsi, je compris que le mot loop (anglais pour « boucle », un mot utilisé surtout en video) me convenait finalement davantage. Je fais des boucles d’images qui recyclent les thématiques, les mises en scènes, voire les productions précédentes elles-mêmes -mise en abîme où la représentation se décale perpétuellement. Ces images à la fois forment une boucle si on les prend dans leur ensemble mais enferment aussi, à chaque fois, une boucle à l’intérieur de l’image même (dans la manière dont elles sont composées ou assemblées en vue d’une narration). Il s’agit peut-être ainsi d’une réflexion « en boucle » sur l’identité de l’image (image peinte/identité palimpseste, image photographique/identité fragmentée), sur sa production ou sur le processus de prise de vue. Rêve de boucle bouclée mais en réalité boucle différant toujours la représentation. 
Chambres s’appréhende donc comme une boucle de petites pieces jouées dans un même lieu, le studio photo, et reprenant des éléments de mes peintures, de mes photos argentiques en noir et blanc et de mes réflexions précédentes. Le cadre de mon travail permet aussi, assez naturellement, des clins d’oeil à l’histoire de l’art, pictural, dramatique voire musical, sans pour autant introduire de linéarité (Velasquez, Dürer, Vermeer, etc.). Peut-être une sorte de petite musique finit-elle par sourdre de ces boucles, petite musique de chambre à l’age de la boucle électronique… 
Dans ma nouvelle série d’images No Heartbreaking Stories, je déplace ces réfections du studio photo vers un bâtiment en rénovation (Marseille, quartier de La Joliette), lieu ambigu où passé et présent interfèrent, où une promenade dans un décor palimpseste (tapisseries, murs défoncés en phase de rénovation, etc.) me permet de reprendre le chantier sans fin de la représentation.
 

Chambres, série d’images, 2014 (click here to see more)

On ouvre les tiroirs, il n’est pas forcé de faire le tri mais seulement de laisser s’échapper la force d’un récit qui s’inscrit par le regard. Il n’y a pas de petites histoires lorsqu’on essaye de regarder la grande dans le miroir. Les choix sont mirageux. Les prises ne se figent pas, elles se découvrent au défaut d’un tracé fixe. (texte Victor Hurtel 2014)

 

Lors de sa présentation en février 2014 à l’école d’art d’Aix, Florence Paradeis a dit qu’elle ne travaille pas en série. C’est à ce moment là que j’ai décidé de questionner à nouveau la notion de « série » par rapport à mon propre travail. En effet, j’avais alors l’habitude de classer mes images par grands ensembles que j’appelais des séries.

Lorsque j’ai interviewé l’artiste Alexander Schellow, il m’a présenté ses série de petits dessins sur papier calque, séries qui comportaient potentiellement un nombre de pieces illimité. Peut-être y a- t-il d’ailleurs, me demandais-je, quelque chose de contradictoire dans des séries sans fins, illimitées.

Ainsi, je compris que le mot loop (anglais pour « boucle », un mot utilisé surtout en video) me convenait finalement davantage. Je fais des boucles d’images qui recyclent les thématiques, les mises en scènes, voire les productions précédentes elles-mêmes -mise en abîme où la représentation se décale perpétuellement. Ces images à la fois forment une boucle si on les prend dans leur ensemble mais enferment aussi, à chaque fois, une boucle à l’intérieur de l’image même (dans la manière dont elles sont composées ou assemblées en vue d’une narration). Il s’agit peut-être ainsi d’une réflexion « en boucle » sur l’identité de l’image (image peinte/identité palimpseste, image photographique/identité fragmentée), sur sa production ou sur le processus de prise de vue. Rêve de boucle bouclée mais en réalité boucle différant toujours la représentation.

Chambres s’appréhende donc comme une boucle de petites pieces jouées dans un même lieu, le studio photo, et reprenant des éléments de mes peintures, de mes photos argentiques en noir et blanc et de mes réflexions précédentes. Le cadre de mon travail permet aussi, assez naturellement, des clins d’oeil à l’histoire de l’art, pictural, dramatique voire musical, sans pour autant introduire de linéarité (Velasquez, Dürer, Vermeer, etc.). Peut-être une sorte de petite musique finit-elle par sourdre de ces boucles, petite musique de chambre à l’age de la boucle électronique…

Dans ma nouvelle série d’images No Heartbreaking Stories, je déplace ces réfections du studio photo vers un bâtiment en rénovation (Marseille, quartier de La Joliette), lieu ambigu où passé et présent interfèrent, où une promenade dans un décor palimpseste (tapisseries, murs défoncés en phase de rénovation, etc.) me permet de reprendre le chantier sans fin de la représentation.
 

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